Les Freins qui nous empêchent de nous libérer de certaines de nos possessions.(partie 1)

On en a parlé, entamer une démarche de minimalisme passe souvent en premier lieu par désencombrer, se libérer de nos possessions. Alors je pourrai vous parler de méthode de tri des objets, des vêtements, des jouets, etc..mais dans cet article je veux surtout d'abord aborder les freins que l’on rencontre.

Parce que, se lancer dans une démarche de désencombrement de son logement quand on a des enfants c’est un vrai challenge!

On ne peut pas subitement décider de retourner la maison, on doit donc y aller par étape, pièce par pièce, ou objets par objets selon votre méthode, en tout cas ,ça nécessite de l’organisation.

Bref c’est du travail!

Et même si les bénéfices de se travail vont être énormes, on est d’accord qu’on a pas envie de refaire ça tout le temps. Donc à le faire, faisons-le à fond!

Et pourtant, bien souvent on s’y lance avec la meilleure volonté du monde et avec les meilleures intentions, mais quand on se retrouve à devoir choisir; ce que l’on garde, de ce que l’on ne garde pas et bien ça n’est pas toujours si simple.

On continue de garder certaines choses choses parce qu’on a des freins qui sont installés là depuis longtemps. Et qui, pour le coup, nous donnent le sentiment de ne pas vraiment aller au bout de ce désencombrement.

LA BOUSSOLE

Alors juste avant de parler de ces freins j’avais envie avant de vous donner un bon conseil qui peu paraître tout bête, et pourtant!


Quand vous vous lancez dans cette démarche, définissez votre objectif de départ!

Pourquoi vous faites ça? Comme je le disais dans l'article précédent votre motivation de départ vous est personnelle, mais il est important de vous la définir clairement car elle va être votre boussole lorsque vous allez avoir l’impression de perdre le cap!


J’ai lu un bouquin très intéressant que je vous conseille, c’est le livre écrit par deux américaines Christine KOH et Asha DORNFEST « Minimalist Parenting »,

qui traite du Minimalisme dans la parentalité et dans lequel, elles font souvent référence à cette notion de" boussole", et même de "guide intérieur", et cette notion elle est particulièrement importante dans votre démarche de minimalisme, ici dans le cas du désencombrement mais nous verrons plus tard que ça aura aussi son importance quand il s'agira d'appliquer "la philosophie minimaliste" à l'éducation de vos enfants.


Donc prenez une minute pour vous poser, et même, pour poser cet objectif sur du papier et de vous l’afficher un peu comme un mantra que vous pourrez relire dans les moments de doute.


Je vous partage quel était le mien: 

"Ne m’entourer que d’objets que j’aime et dont je me sers, afin de simplifier mon quotidien et d’avoir plus de temps pour ma famille et moi-même"

Au delà du simple fait de se donner un objectif, mettre ça sur papier agit comme une sorte de contrat d’engagement que vous passez avec vous même.

NOS FREINS.... Bien sûr nous avons tous des blocages et des croyances plus au moins différentes et importantes selon notre personnalité, notre éducation ou notre histoire personnelle.Néanmoins j’ai pu relever 3 freins qui reviennent systématiquement lorsque que l’on veut se libérer de nos possessions:

La culpabilité, nos principes et l'entourage.

Cet article traitera dans un premier temps de la culpabilité.


GARDER PAR CULPABILITE

L’une des raisons les plus récurrentes à la difficulté de faire du vide chez soi.

Celle-ci nous empêche de nous débarrasser de certains objets, comme:

des cadeaux, des souvenirs ou tout simplement, vous ressentez cette culpabilité à l’idée de vous débarrasser d’objets dont vous ou les membres de votre famille pourraient un jour avoir besoin.

Le fameux: " Au cas ou ".

Je commencerai déjà par vous rassurer,

vous êtes nombreux dans ce cas là!

Ce sentiment est un sentiment très puissant, car il a un fort pouvoir de résistance sur notre capacité à agir. Et c’est d’autant plus le cas si c’est votre manière de fonctionner depuis longtemps, puisque bien souvent ce sentiment à un lien direct avec l’éducation que l’on a reçu.


  • Parlons tout d’abord des cadeaux que l’on garde, par peur de faire de la peine.

Alors je vous parlais de l’éducation, pourquoi? Car on nous a enseigné que un cadeau ça se garde. D’ailleurs nous continuons d’éduquer nos enfants sur cette base là. Lorsqu’un enfant à qui on offre un cadeau répond "’Je l'ai déjà !' ou 'Je n'en veux pas !’ Nous le reprenons car cela ne se fait pas .Et c’est vrai, ça n’est pas poli, ça ne se fait pas.

Car une personne a dépensé de l’argent pour nous, pour nous faire plaisir, alors le refuser serait irrespectueux ,et même pire, ça fait de la peine à l’autre.

Nous avons pris ce raisonnement comme argent comptant!

Cela me rappelle une anecdote qui me vient de ma grand mère, celle-ci garde des objets offerts qu’elle n’aime pas et les ressort qu’en elle reçoit la visite! C’est drôle, et c'est vrai que ça part d'un bon sentiment, mais quand on prend le temps d’y réfléchir, c’est un peu dingue! Non?

Et bien c’est ce que nous faisons, peut être pas au point de ressortir les objets, mais on garde au cas ou quelqu'un viendrait vérifier si on les a bien conservé. Posez-vous la question est-ce que réellement ces personnes vont venir vérifier si vous avez encore cet objet? Et surtout est-ce que c’était le but de départ de faire de cet objet une contrainte? Imaginez vous le cas contraire seriez-vous heureux de savoir qu'un cadeau que vous offrez n’est finalement que subit par la personne ?


  • Le deuxième effet de cette culpabilité c’est qu’on ne veut pas endosser la responsabilité de se débarrasser d'un objet, de peur que quelqu'un vienne nous le reprocher un jour, avec le fameux "tu vois je t’avais dis de ne pas t’en débarrasser maintenant, j’en aurai bien besoin ! " ou le fameux " je garde au cas où! ".

Alors j’ai lu un article très intéressant dans le magasine LCI, où un journaliste qui s’appelle Laurence VALDES, a creusé la questions de ce fameux garder "au cas où", et il en ressort que statistiquement, il n’est pas possible qu'un objet dont on ne se sert pas aujourd'hui serve un jour,

et surtout cette probabilité est tellement mince qu’elle ne vaut pas toutes les contraintes que ça vous impose aujourd’hui de garder ces objets.

En gros, pour une vis qu'on a bien fait de garder il y a quinze ans, il y a dix boîtes dont on aurait pu se débarrasser depuis. Comme un joueur de loto, qui a les yeux rivés sur le gain potentiel, en oubliant l’argent qu’il a dépensé en tickets perdants. Nous ignorons délibérément combien cela nous coûte de tout conserver.

Et à contrario, le bénéfice retiré par l’espace gagné sera lui, beaucoup plus important que la minuscule probabilité que quelqu'un est un jour besoin de cet objet.

  • Le dernier point que j’aborderai c’est la culpabilité que vous avez de vous débarrasser d'objets qui ont une valeur sentimentale.

Là aussi, rassurez -vous pour commencer, je ne pense pas aujourd’hui que ce soit ces objets qui prennent le plus de place chez vous. Vous vous apercevrez au fur et à mesure de votre désencombrement, qu’ils ne représentent finalement qu'un faible pourcentage de la totalité de vos possessions. Mais il est important de lever ce frein pour que vous ayez l'esprit tranquille.

Mon conseil à ce sujet, et en tant que Minimaliste c'est un conseil que j'assume complètement, c'est de les garder dans un premier temps.

Je vais faire un peu ma Marie KONDO, mais si un objet vous provoque une émotion positive, ravive de fort souvenirs, il gagne sa place dans votre foyer.

Néanmoins, et c’est là que je veux vous emmener, différencier le sentiment positif d’un joyeux souvenir, au sentiment négatif d'une culpabilité de se débarrasser du vieux napperon hérité d'une grande tante.! C’est là, la clé de la réussite.


Personnellement dans notre famille, nous avons chacun notre coffre à souvenirs personnels, dans lequel nous mettons des objets qui nous sont précieux, que nous avons choisi avec soin, c’est notre coffre aux trésors.


Beaucoup de personne pense qu'être minimaliste signifie ne plus rien avoir, mais c’est faux, c’est simplement apprécier les choses à leur juste valeur.

N’oubliez pas que le minimalisme est un guide vers votre bien-être, désencombrer est un premier pas vers ce bien-être, alors soyez gentil avec vous même; aujourd’hui vous apprenez à garder ce qui compte pour vous et à vous débarrasser du reste, demain vous serez peut être capable de vous rendre compte que les souvenirs ne vivent pas dans les objets mais dans votre tête, mais chaque chose en son temps, step by step !


Alors me direz-vous c’est bien joli tout ça pour les petits objets ,mais que faire des objets plus encombrants qui eux aussi on parfois une valeur sentimentale?

Chez nous ces objets volumineux nous avons choisis de ne pas les garder pour deux raisons:

-car ils prenaient vraiment trop d'espace

-et parce que comme nous en avions pas l'utilité ils dépérissaient

En revanche nous les avons pris en photos avant de les laisser partir, et nous les avons mis dans un album de souvenir, rangé précisément dans notre coffre aux trésors.


J'aborderais les deux autres freins qui sont: nos principes et l'entourage lors du prochain article.

Je finirais par ce dernier conseil:

 "Ne culpabilisez jamais de faire ce qui est bon pour vous et bon pour votre famille !»
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